Réflexions triangulaires no. 9

VuebiblioJ’ai récemment décidé de taper à l’ordinateur le texte intégral du roman Le triangle d’or de Maurice Leblanc. Cliquez ici pour lire l’article que j’avais écrit alors.

Bien que j’eusse dû ralentir mon entreprise en raison d’autres projets chronophages, j’ai dépassé les cinquante mille mots. Quand je me remets à la tâche, je sombre dans la nostalgie, l’irritation ou l’indifférence.

En effet, revisiter ainsi l’œuvre de Maurice Leblanc me rend nostalgique des périodes auxquels je l’ai originellement lue. Si je dis « périodes » au pluriel, c’est que j’ai lu les romans et nouvelles de Leblanc par grappes. Je suis ainsi : je lis cinq romans d’un même auteur, puis je me réveille à trois heures du matin avec l’envie irrépressible de lire ABC Murders ou Notre-Dame de Paris. Chacune de mes grappes de Maurice Leblanc s’accompagne d’un grand nombre d’informations comme la couleur et la forme du signet que j’utilisais, les endroits où je lisais et les gens que j’ai rencontrés pendant ma lecture.

En même temps, j’éprouve un certain sentiment d’irritation face à une œuvre de fiction dont la situation initiale est extrêmement réaliste mais dont l’histoire penche de plus en plus dans l’improbable jusqu’à ce qu’elle tombe dans l’impossible. J’ai l’impression qu’on se joue de moi, et ça m’énerve! C’est comme regarder le film Mission : Impossible. Je m’attendais, connaissant la série télévisée, à ce que l’histoire se tienne sur la limite du possible. Quand le tout a basculé jusqu’à une poursuite avec un hélicoptère dans un tunnel, j’ai ressenti une forme de trahison.

ZenithDodo

Tanné de lire ? Dodo !

Malgré la récurrence d’éléments irritants dans Le triangle d’or, il m’arrive souvent de me sentir totalement indifférente par rapport aux mots que je recopie. Ma fatigue prend le dessus et je tape mot après mot sans réellement chercher à saisir le sens global du texte. J’oublie chaque phrase dès l’instant où je passe à la suivante. Si je songe à quelque chose, c’est surtout à mon mal de tête où à ce que je voudrais manger pour dîner.

J’avance tout de même et j’espère vous retrouver bientôt pour de nouvelles réflexions triangulaires. En attendant, j’aimerais savoir si vous vous êtes déjà senti trahi(e) par un roman ou un film. Partagez vos opinions et expériences dans les commentaires!

 

10 septembre 2014 : Lisez la suite de mes réflexions triangulaires en cliquant ici.

À propos de emerancega

J'ai 23 ans, une collection de cubes Rubik et un amour inconditionnel pour la littérature.
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2 réponses à Réflexions triangulaires no. 9

  1. Alice dit :

    As-tu l’intention de finir cette série un jour?

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    • emerancega dit :

      J’ignore encore si j’en aurai le temps, mais je vais essayer de sortir un prochain article pour l’anniversaire d’un an du blogue, le 24 juillet.
      À plus long terme, oui, j’ai l’intention de compléter la série.

      J’aime

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