Réflexions triangulaires no. 8

J’ai récemment décidé de taper à l’ordinateur le texte intégral du roman Le triangle d’or de Maurice Leblanc. Cliquez ici pour lire l’article que j’avais écrit alors.

Voici mes plus récentes réflexions triangulaires :

– Enfermé dans une petite pièce par l’ennemi qui a juré de le tuer, le personnage de Patrice Belval affirme, après avoir formé une barricade devant la seule porte et préparé ses deux revolvers : « Comme cela, nous sommes tranquilles. Tout ennemi qui se présente est un homme mort. » Cela me semble particulièrement naïf de la part d’un militaire qui a déjà pu constater la force et la détermination de son adversaire. Euh… il ne peut pas sortir de la pièce et il n’a ni eau ni nourriture. Il ne peut atteindre le toit, mais l’ennemi peut s’en servir pour lancer une bombe, des serpents venimeux ou autre chose de son choix. Enfin, de toute manière, la scène n’est pas construite de façon à ce que le lecteur ne s’inquiète pas, bien au contraire… De plus, Belval ne semble pas se croire lui-même et se laisse prendre d’angoisse.

– Mon logiciel de traitement de texte me propose de remplacer « Aidez-moi ! » par « Aimez-moi ! » Croyez-vous qu’il tende de me communiquer quelque chose? Manque-t-il d’amour? Que dois-je faire? Peut-être devrais-je lui chanter une chanson?

– Dans Le triangle d’or, les personnages de Patrice et Coralie se rendent là où leurs parents ont été assassinés et revivent, vingt ans après, jour pour jour, le supplice que leurs parents ont vécu. Ce paragraphe résume bien la force de la scène :

Ainsi donc le miracle abominable du drame renouvelé continuait. Là encore le fait d’autrefois [un son de pioche provenant d’une direction précise] se représentait, fait tout simple en lui-même, mais qui devenait sinistre, parce qu’il était un de ceux qui s’étaient produits déjà, et qu’il annonçait et préparait la mort jadis annoncée et préparée.

La répétition du passé donne une impression de fatalité et l’attente impuissante pousse la situation à la limite du supportable pour les personnages.

ZoomClavier

– J’en suis à 48 007 mots, en plein dans ma scène favorite. Je n’ai pas envie de prendre une pause dans cette scène, mais je commence à avoir mal au dos, aux fesses et aux doigts à force de demeurer dans la même position à accomplir les mêmes gestes. Enfin! j’y retournerai bientôt!

2 septembre 2014: Cliquez ici pour accéder à la suite de mes réflexions triangulaires!

À propos de emerancega

J'ai 25 ans, une collection de cubes Rubik et un amour inconditionnel pour la littérature.
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