Je suis de retour!

EmeranceGasconAfriatJ’ai un nouvel ordinateur. J’ai donc le plaisir de vous annoncer la reprise de ce blogue. Dès cette semaine, je publierai mon calendrier littéraire montréalais du mois de janvier, ainsi que quelques compte-rendus de lecture.

Je profite de l’occasion pour vous souhaiter une heureuse année 2015!

À très bientôt,

Emerance

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Start of Darkness

OOTS4Publiée sur une base régulière depuis 2003, la bande dessinée en ligne The Order of the Stick, écrite et illustrée par Rich Burlew, compte aujourd’hui près de mille planches pouvant être consultées gratuitement sur Internet. On peut y suivre les aventures de l’Order of the Stick (textuellement l’« Ordre du bâton »), un groupe de six aventuriers évoluant dans un univers de jeux de rôles dans le style de Dungeons & Dragons. Dès la première planche, les personnages semblent tout à fait conscients de cette situation puisqu’ils font même directement référence à des points d’aptitude, des points de vie et divers autres éléments utilisés dans ce type de jeux. L’humour de la bande dessinée se base beaucoup sur les références aux jeux de rôles, mais on rencontre aussi de nombreuses autres références culturelles, que ce soit à des films, des séries télévisées, à des systèmes téléphoniques, au syndicalisme ou à bien d’autres choses encore…

OOTS3La quête de l’Order of the Stick est la suivante : mettre hors d’état de nuire un dangereux sorcier mort-vivant nommé Xykon. La liche en question revient donc souvent dans l’histoire; c’est même le principal antagoniste. Xykon a tous les traits de caractère du méchant caricatural de fiction : il n’a de respect pour personne, tue pour le plaisir et insiste pour que ses servants soulignent sa méchanceté. Au début de la bande dessinée, il est déjà un mort-vivant et dispose d’une armée et de grandes richesses. L’histoire ne dit pas comment il est arrivé là. Il faut donc se tourner vers la série de livres d’Order of the Stick. En effet, trois des huit volumes publiés à ce jour proposent du contenu inédit : On the Origin of PCs (2005), Start of Darkness (2007) et Snips, Snails, and Dragon Tales (2011).

J’ai eu la chance de lire Start of Darkness. En cent pages de tons de gris et douze pages de couleur, on y découvre comment Xykon et son second, le goblin Redcloak (textuellement « Cape rouge »), en sont venus à s’allier, comment Xykon est devenu une liche, etc, pour nous quitter six mois avant la première planche d’Order of the Stick. Le volume est un immense bouquet de références culturelles, des plus discrètes (exemple : une phrase inspirée d’une réplique de film) aux plus évidentes (exemple : un certain Professeur Xavion, qui se déplace en fauteuil roulant et qui est à la tête d’une école pour jeunes doués de pouvoirs particuliers et d’une équipe de héros, les S-Men…) Voici quelques unes des références que j’ai le plus appréciées :

“Someone get Amnesty International in here to kick some ass!” (page 58)
Traduction approximative : Que quelqu’un appelle Amnistie Internationale pour venir botter des culs!

OOTS2“I started by looking into immortality, but that didn’t work out so hot. I mean, we don’t even know anyone who can paint a decent portrait.” (page 59)
J’ai commencé à faire des recherches sur l’immortalité, mais ça n’a pas vraiment fonctionné. Je veux dire, on ne connaît même pas quelqu’un qui sache peindre un portrait digne de ce nom!

“All I know is this : If [Xykon] was willing to kill master Fyron over it, it must be an object of only the greatest magical potency.
“Whatever it was, we can only speculate on what sort of fiendish -no, Lovecraftian- horror he must have perpetrated with its arcane powers.”
Tout ce que je sais, c’est ceci : Si Xykon était prêt à tuer maître Fyron pour l’obtenir, cet objet est de la plus grande puissance magique.
Peut importe ce que c’était, nous ne pouvons que spéculer au sujet de quelle sorte d’horreur diabolique -non, lovecraftienne – il a dû commettre avec ses pouvoirs arcaniques.

En plus de présenter les histoires d’origine des personnages, le volume apporte une explication au nombreux trous présents dans le quatrième mur : ces sections du mur ont été dévorées par des coquerelles démoniaques. Associé aux fréquentes références culturelles, le bris du quatrième mur m’a apporté, tout au long de ma lecture, une agréable impression de complicité avec l’auteur. J’ai adoré Start of Darkness grâce à ce sentiment de complicité, mais aussi grâce à l’humour particulier de la bande dessinée. De plus, je me suis attachée au personnage de Xykon même s’il est 100 % méchant. Enfin! je vous laisse, j’ai une bande dessinée en ligne à lire.

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Congé de maladie

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Crédit photo : Randy Von Liski

Mon ordinateur est récemment tombé malade, ce que j’interprète comme un geste de solidarité envers mes colocs et moi, qui passons nos journées à tousser. J’ai malheureusement pris du retard dans mon travail. Cela signifie malheureusement que je risque de ne pas pouvoir publier d’articles sur ce blogue pendant les prochaines semaines. Voici de quoi vous occuper en attendant :

La série d’animation Les supercheries littéraires retrace l’histoire des plus grandes escroqueries littéraires internationales au fil de ses courts épisodes, disponibles gratuitement en ligne.

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Crédit photo : Joe Mud

La bande dessinée en ligne Assignée garçon suit les aventures de la jeune Stéphie et de ses amis, qui se retrouvent confrontés, entre autres choses, au sexisme et au cissexisme de notre société.

Le site Internet québécoise Trait de plume propose des critiques d’œuvres littéraires variées.

J’espère pouvoir vous revenir bientôt!

Emerance

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Que regarder après Féminin/Féminin ? partie 3

La première saison de Carmilla vient de se terminer. Dans l’attente d’une seconde saison (du moins, j’espère qu’il y aura une seconde saison), je me suis intéressée à trois autres webséries récentes mettant en vedette des lesbiennes.

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Out With Dad

Avec 3 saisons actuellement disponibles en ligne, la série anglophone Out With Dad offre plusieurs heures de contenu divisé en courts épisode d’une durée variant de 3 à 14 minutes. Les personnages centraux sont une adolescente, Rose, et son père monoparental Nathan. Rose commence à peine à explorer l’attirance sexuelle et les relations amoureuses. Quand à Nathan, il commence à deviner l’homosexualité de sa fille, sans lui en parler.
On remarque, au cours de la série, une certaine expérimentation au niveau des procédés narratifs. Ainsi, on peut assister parallèlement à une conversation entre Rose et Nathan et au dialogue intérieur de chacun des deux personnages, ou encore à un épisode accompagné de musique, du début à la fin, où la danse et les paroles de chansons permettent d’exprimer autrement ce que ressentent les différents personnages. La série est plutôt amusante et les personnages sont attachants. Je vous invite à découvrir dès maintenant le premier épisode :

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B.J. Fletcher : Private Eye

Les trois saisons de la série anglophone B.J. Fletcher : Private Eye mettent en scène les enquêtes de la détective privée B.J. Fletcher, mais aussi sa vie personnelle. La série utilise les éléments classiques d’une série d’enquêtes (lieu, date et heure affichés à l’écran au début de chaque scène, etc.), mais à la différence des Hercule Poirot et Sherlock Holmes de ce monde, Fletcher est tout sauf efficace. Les personnages, assez caricaturaux, sont amusants, mais il est difficile de s’y attacher car, surtout au début de la série, ils sont assez unidimensionnels. L’intérêt principal de la série réside dans l’évolution de la relation entre Fletcher et sa meilleure amie Georgia, laquelle l’aide dans ses enquêtes. Ça ne suffit pas à me tenir en haleine, personnellement, mais je sais que la série a connu un certain succès, aussi je vous invite à découvrir par vous-même si elle vous intéresse. Après tout, c’est gratuit et les épisodes ne durent que sept minutes chacun.

Visionner le premier épisode

VeniceTheSeries

Venice The Series

La série anglophone Venice The Series a su rejoindre des milliers d’internautes avec son style de roman-savon et ses épisodes brefs (six minutes environ pour les premières saison, plus jusqu’à vingt-cinq minutes pour la quatrième saison). Le personnage principal, Gina Brogno, est une designer d’intérieur célibataire vivant à Venice Beach en Californie. La série suit également de nombreux membres de son entourage : son ex Ani, son frère Owen, etc. On sent dans leur jeu le plaisir qu’ont eu les acteurs à tourner la série, le montage est efficace et l’image est belle. Constatez par vous-même :

Si vous avez manqué les deux premières parties de cet article, je vous invite à les lire pour découvrir six autres webséries mettant en vedette des lesbiennes : Partie 1 ; Partie 2

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Samedi soir au Salon du livre de Montréal

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Guillaume Corbeil, Stéphane Dompierre, Mélissa Verreault et Caroline Allard

Du 19 au 24 novembre 2014 avait lieu la 37e édition du Salon du livre de Montréal, sous le thème Montréal, francosphère du livre. J’ai eu la chance d’y passer deux soirées, soit mercredi le 19 et samedi le 22, et je voulais partager avec vous, chers lecteurs, les rencontres que j’ai faites et les événements auxquels j’ai assistés. Cliquez ici pour lire ce que j’ai vu et entendu mercredi soir!

Samedi, j’ai commencé la soirée en assistant à une table ronde animée par Caroline Allard. Ses invités, Guillaume Corbeil, Stéphane Dompierre et Mélissa Verreault, se sont exprimés au sujet de l’érotisme en littérature. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter mon compte-rendu de l’événement.

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Félix D. Corbeau

Après cette table ronde, j’ai rencontré Félix D. Corbeau au kiosque des Éditions Révolte. Le jeune auteur y a publié des recueils où l’on retrouve plusieurs textes brefs : contes, essais, nouvelles et fables. Il aime tout particulièrement la combinaison du genre fabulaire et de la peur.

J’ai ensuite rencontré l’historien et écrivain Jacques Lacoursière. Il m’a montré les trois albums du journal Boréal Express. Le périodique, publié à partir de 1962, retrace l’histoire du Québec selon un principe simple : les numéros sont datés du 31 décembre de chaque année, à partir de 1524. On y retrouve donc l’histoire présentée sous forme d’actualités, d’entrevues de personnages historiques, d’articles d’opinion et même de superbes caricatures (de Lévis Martin). On retrouve ainsi, au fil du temps, des titres tels que « C’est prouvé, la Terre est ronde », « L’algonquin est la langue la plus courante », « La Nouvelle-Écosse, une colonie en plein épanouissement » ou « Les États-Unis d’Amérique se déclarent indépendants. »

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Jacques Lacoursière

On souvent tendance à voir l’histoire comme quelque chose de statique. C’est passé, c’est écrit, c’est immuable. Le Boréal Express nous rappelle comment, avant qu’un événement historique ne se produise, tout est encore possible. On découvre ainsi une approche très dynamique de l’histoire. Je vous invite à le constater par vous-même en consultant en ligne des extraits des trois albums : Le Boréal Express 1524-1760 Le Boréal Express 1760-1810 Le Boréal Express 1810-1841.

Si vous résidez dans la région de Montréal et que voulez, vous aussi, rencontrer des auteurs et assister à des événements littéraires, je vous invite à consulter mon calendrier littéraire montréalais. Je le mets à jour régulièrement pour vous tenir informés des événements gratuits ou à contribution volontaire ayant lieu à Montréal.

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