Changement de style

CendrierBasdepageJe viens de changer l’apparence du site. En même temps, j’ai modifié les menus de façon à, je l’espère, faciliter la navigation. Qu’en pensez-vous? Y a-t-il d’autres modifications que je devrais faire, selon vous? Si oui, lesquelles? J’attends vos commentaires!

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Cendrier, conte satirique

CendrierComme je l’ai déjà mentionné sur Emerancega, Pascale Cormier est une poète trans qui a récemment publié un conte satirique intitulé Cendrier. Largement inspiré de CendrillonCendrier raconte l’histoire d’un jeune garçon qui est maltraité quotidiennement par son beau-père et ses deux beaux frères, mais qui rêve d’être un jour transformé en une jolie ballerine.

Le début du conte est plutôt lourd et entendu, et j’avoue avoir anticipé une lecture ennuyante jusqu’à ce que je lise cette phrase : « Le beau-père et les deux beaux-frères n’avait pas de nom, eux, puisqu’ils étaient les méchants de l’histoire. »(Cendrier, Pascale Cormier, Les Éditions de l’étoile de mer, 2014, page 15) C’est l’humour qui récupère les premières pages du conte. Ainsi, on peut lire, par exemple : « […] Don Jacuzzi […] était décédé […] à la suite d’un tragique accident. Se trouvant par hasard dans un chantier de construction, il s’était malencontreusement empêtré dans un bloc de ciment frais qui avait durci autour de ses mollets avant qu’une mauvaise chute ne l’entraîne au fond du fleuve qui coulait une centaine de mètres plus loin. »(page 16)

Malheureusement, le début du conte est très précipité. J’ai commencé à réellement prendre plaisir à lire après le passage de la soirée à l’Hôtel du Quartier (l’équivalent de la soirée au bal dans le conte original). C’est à ce moment-là que le personnage principal prend une nouvelle dimension et que j’ai commencé à m’en préoccuper. La suite du récit n’est plus du tout précipitée et on peut enfin en profiter. Le personnage qui fait écho à la fée marraine du compte original vaut, à lui seul, la peine de lire le conte jusqu’à la fin.

C’est un petit livre mignon qui se lit facilement et rapidement. Je vous invite à visiter le site des Éditions de l’étoile de mer si ça vous intéresse de vous le procurer. Si vous l’avez déjà lu, n’hésitez pas à écrire un commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé!

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Calendrier littéraire montréalais : septembre 2014

Brossardetmoi

Nicole Brossard et moi lors d’un récital de poésie en août dernier

Voici un petit calendrier des événements littéraires gratuits ou à contribution volontaire qui auront lieu à Montréal au mois de septembre. Pour les personnes intéressées par les événements pour enfants, je vous conseille de surveiller le Mur Mitoyen.

 

Mercredi 3 septembre : Cercle de lecture

Dimanche 7 septembre : Deux poètes et une absente (10 septembre 2014 : lisez mon compte-rendu de la soirée)

Jeudi 11 septembre : Lancement : Hiver nucléaire ; Lancement : ETC Média

Vendredi 12 septembre : Gala du prix de traduction littéraire John-Glassco ; Lancement : Juste une bosse ; Inauguration et vernissage : Maison du FIL

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Denise Desautels et Geneviève Blais lors de l’événement Deux poètes et une absente

Samedi 13 septembre : Exercices d’admiration ; Apéro littéraire et micro ouvert

Dimanche 14 septembre : Le retour de la Cour des poètes ; Claude Drouin, poète, romancier, éditeur et voyageur (15 septembre 2014 : lisez mon compte-rendu de l’événement) ; Apéro littéraire et micro ouvert

Lundi 15 septembre : Brigitte Haentjens, femme de théâtre ; Lancement : La vie pour vrai ; Apéro littéraire et micro ouvert ; Nelly Pérez lit Montréal

Mardi 16 septembre : Exercices d’admiration ; L’Italie d’Erri De Luca et Claudio Magris ; Apéro littéraire et micro ouvert ; Traduire Elana Wolff en français ; Les avatars du Poona Party

Mercredi 17 septembre : Prix jeunesse des libraires du Québec 2014 ; Causerie et lancement : Révolutions ; L’Espagne de Juan Goytisolo, Manuel Rivas et Bernardo Atxaga ; Lancement : Le Pied ; Écrire la photographie au XIXe siècle ; Lancement : Lola et les sauvages ; Lancement : 3 parutions au Quartanier

Jeudi 18 septembre : Montrez-moi le monde ; L’Allemagne de Bernhard Schlink, Christoph Hein, Wladimir Kaminer et Emine Sevgi Özdamar ; Table ronde « La littérature québécoise qu’ossa donne ? » ; La rentrée des essais ; Poésie à la Fonderie Darling

EcoutantLeigh

La table ronde « Entre les couvertures » en août dernier

Vendredi 19 septembre : Lancement : S’édenter la chienne de David Goudreault ; Le Portugal de Mário de Carvalho, Lidia Jorge, Gonçalo M. Tavares et Mia Couto ; Apéro littéraire et micro ouvert (22 septembre : 2014 : lisez mon article à ce sujet); Lancement : Terres de Trickster

Samedi 20 septembre : Mingan, mon village (22 septembre 2014 : lisez mon compte-rendu de ce récital); Catalogne : Trois plumes singulières et universelles ; Apéro littéraire et micro ouvert

Dimanche 21 septembre : Une rentrée menaçante ; Apéro littéraire et micro ouvert

Lundi 22 septembre : Rencontre avec Isabelle Grégoire ; Lancement : Malphas 4

Mardi 23 septembre : Rencontre avec Alexandre Jardin ; Lancement : La guerre des tétons ; Une littérature faite. Discours et pratique de la littérature québécoise actuelle

Jeudi 25 septembre : Rencontre avec Iris et Yves Pelletier ; Lancement : Le Décalogue, après dieu et Kieslowski ; À la croisée des territoires – Quatre saisons, quatre couleurs, quatre lumières

Vendredi 26 septembre : Conte traditionnel québécois : le sac du quêteux

Samedi 27 septembre : Tremblay au cœur du plateau

Mardi 30 septembre : Rencontre avec Edgard Gousse

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Tu étais belle

Caroline Dubois publie ses textes sur son site Mademoiselle divague… Celui-ci est particulièrement bien écrit et je voulais vous en faire profiter.

Avatar de Caroline DuboisMademoiselle D.

Pour panser ses blessures elle avalait de l’ibuprofène. Deux comprimés toutes les quatres heures. Tout le temps. Je lui disais que c’était sûrement mauvais. Sa mère lui disait que c’était sûrement mauvais. Son médecin lui disait que c’était très mauvais. Son père ne lui disait plus rien. Son père pleurait. Même si un homme de sa génération, ça ne pleure jamais.

Elle avalait de l’ibuprofène pour masquer les brûlures de son cœur et de sa tête et de son corps jusqu’à ne plus rien capter, que les gorgées d’eau plate coulant doucement de sa langue à son ventre creux. Elle détestait les bruits qu’émettaient ses organes digestifs qui ne digéraient rien alors avant, pendant et après ses séances de jogging elle écoutait très fort Coeur De Pirate. C’est tout ce qu’elle entendait. Elle courait, elle écoutait Coeur De Pirate, elle lisait Alexandre Jardin et de sa propre main, tranquillement, elle…

Voir l’article original 804 autres mots

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Réflexions triangulaires no. 8

J’ai récemment décidé de taper à l’ordinateur le texte intégral du roman Le triangle d’or de Maurice Leblanc. Cliquez ici pour lire l’article que j’avais écrit alors.

Voici mes plus récentes réflexions triangulaires :

– Enfermé dans une petite pièce par l’ennemi qui a juré de le tuer, le personnage de Patrice Belval affirme, après avoir formé une barricade devant la seule porte et préparé ses deux revolvers : « Comme cela, nous sommes tranquilles. Tout ennemi qui se présente est un homme mort. » Cela me semble particulièrement naïf de la part d’un militaire qui a déjà pu constater la force et la détermination de son adversaire. Euh… il ne peut pas sortir de la pièce et il n’a ni eau ni nourriture. Il ne peut atteindre le toit, mais l’ennemi peut s’en servir pour lancer une bombe, des serpents venimeux ou autre chose de son choix. Enfin, de toute manière, la scène n’est pas construite de façon à ce que le lecteur ne s’inquiète pas, bien au contraire… De plus, Belval ne semble pas se croire lui-même et se laisse prendre d’angoisse.

– Mon logiciel de traitement de texte me propose de remplacer « Aidez-moi ! » par « Aimez-moi ! » Croyez-vous qu’il tende de me communiquer quelque chose? Manque-t-il d’amour? Que dois-je faire? Peut-être devrais-je lui chanter une chanson?

– Dans Le triangle d’or, les personnages de Patrice et Coralie se rendent là où leurs parents ont été assassinés et revivent, vingt ans après, jour pour jour, le supplice que leurs parents ont vécu. Ce paragraphe résume bien la force de la scène :

Ainsi donc le miracle abominable du drame renouvelé continuait. Là encore le fait d’autrefois [un son de pioche provenant d’une direction précise] se représentait, fait tout simple en lui-même, mais qui devenait sinistre, parce qu’il était un de ceux qui s’étaient produits déjà, et qu’il annonçait et préparait la mort jadis annoncée et préparée.

La répétition du passé donne une impression de fatalité et l’attente impuissante pousse la situation à la limite du supportable pour les personnages.

ZoomClavier

– J’en suis à 48 007 mots, en plein dans ma scène favorite. Je n’ai pas envie de prendre une pause dans cette scène, mais je commence à avoir mal au dos, aux fesses et aux doigts à force de demeurer dans la même position à accomplir les mêmes gestes. Enfin! j’y retournerai bientôt!

2 septembre 2014: Cliquez ici pour accéder à la suite de mes réflexions triangulaires!

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