Calendrier littéraire montréalais : octobre 2014

Voici un petit calendrier des événements littéraires gratuits ou à contribution volontaire qui auront lieu à Montréal au mois d’octobre. Pour les personnes intéressées par les événements pour enfants, je vous conseille de surveiller le Mur Mitoyen.

N’oubliez pas de consulter régulièrement ce calendrier, car il est mis à jour au fur et à mesure que les événements sont annoncés.

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Jamie B. Laurie lors d’une vente de livres en plein air en août dernier

Mercredi 1er octobre : Lancement : Récits de table

Jeudi 2 octobre : Territoires de l’ailleurs : la science-fiction ; Lancement : Marie-Sissi Labrèche (cliquez ici pour lire mon compte-rendu de la soirée)

Vendredi 3 octobre : Table ronde : La questions des générations dans la pensée de la littérature contemporaine

Dimanche 5 octobre : Lancement : La danse de l’arpenteur

Lundi 6 octobre : Théâtre aphasique : l’art dramatique au service de l’aphasie ; Deux êtres de chair dans un jardin

Mardi 7 octobre : Serge Daneault : Un médecin se confie ; Lancement : Far Out et Dominique ; Le Carrousel

Jeudi 9 octobre : Lancement : Cher Charles ; Le Carrousel ; Création littéraire

Samedi 11 octobre : Contes d’humour et de sagesse – Kim Yaroshevskaya ; Michel Hellman

Dimanche 12 octobre : La Cour des poètes ; Bistro ouvert ; Polypier

MarieCharlotteAubinlecture

Marie-Sissi Labrèche, Stéphane Rivard et Marie-Charlotte Aubin lors d’un lancement le 2 octobre

Mardi 14 octobre : Club de lecture : Naïm Kattan ; Une amitié littéraire : Louise Cotnoir et Hugues Corriveau ; Machintruc – La genèse de l’objet ; L’effet « Belles-sœurs » : langue familière et parole publique ; Ma mère… une femme discrète

Mercredi 15 octobre : Le Carrousel ; Lancement : Des textes dans l’espace public ; Lancement : Le carnet écarlate

Jeudi 16 octobre : Mes histoires du Québec ; Lancement : La fin des mangues ; Lancement : Isabelle Lamarre et Natalie Thibault

Vendredi 17 octobre : Une heure, un livre : Emmelyne Pornillos

Samedi 18 octobre : Atelier de reliure ; Causerie : Lacorne Saint-Luc

Dimanche 19 octobre : Sons et brioches : contes d’humour et de sagesse avec Kim Yaroshevskaya et Denis Poliquin ; Quelqu’un. Mon frère Vincent ?

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Claude Drouin et moi lors d’une lecture publique en septembre dernier

Lundi 20 octobre : Causerie-déjeuner avec Denis Monette ; Marie-Anne Poggi rencontre Naïm Kattan ; Lancement : Mylène Durand ; Un rendez-vous poétique ; Causerie, lancement et remise de prix ; La paléographie, premier cours

Mardi 21 octobre : Juste parce que c’est beau (entretiens botaniques) ; Lancement de L’Hexagone

Mercredi 22 octobre : Speedbooking ; Soirée de poésie arabe : La femme dans la peau de Schéhérazade ; Du théâtre au roman : la passion des mots et des histoires ; 5 à 7 avec Simon Boulerice – Le premier qui rira ; Juste parce que c’est beau (entretiens botaniques) ; Lancement : Titre de transport

Jeudi 23 octobre : Juste parce que c’est beau (entretiens botaniques) ; Lancement : Planches ; Lancement du Quartanier : 5 livres ; Lancement de Mémoire d’encrier ; Lancement : La rage de V.S. Naipaul ; Causerie : La gloire démystifiée ; Femmes de Paroles : Sonia Cotten et Suzanne Jacob

Vendredi 24 octobre : Créez votre BD ; Juste parce que c’est beau (entretiens botaniques)

Samedi 25 octobre : La Cour des poètes engagés ; Le Carrousel

L'écrivain Simon Boulerice et moi

L’écrivain Simon Boulerice et moi le soir d’une table ronde en août dernier

Lundi 27 octobre : Lancement : Corbeau et le secret de la lumière

Jeudi 23 octobre : Vers Compostelle

Dimanche 26 octobre : Lancement : Grilled Cheese

Lundi 27 octobre : Denis Lavant lit Jean-Pierre Martinet

Mardi 28 octobre : Des services destinés aux auteurs ; Lancement : Fées-du-phénix ; Causerie: La maison, la ville et les gens ; Lancement d’automne du Noroît

Mercredi 29 octobre : Causerie : Arias pour Claude Vivier

Jeudi 30 octobre : Ils ont couru l’Amérique ; Causerie avec Deni Béchard ; Lancement : Voyageurs de passages ; Cabaret des Soirs rouges : Hommage à Jean-Marc Desgent ; Lancement : Mauvais Poil

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Claude Drouin, un poète à découvrir

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Claude Drouin et moi

C’est hier, le 14 septembre 2014, que le poète et romancier Claude Drouin célébrait la sortie de ces deux derniers ouvrages, Revoir l’éphémère, un carnet de voyage, et Calypso, un court roman.

Après une discussion avec Maxime Nadeau autour de l’auto-édition, Claude Drouin nous a fait part de ses réflexions au sujet de la littérature et du livre, avant d’entreprendre, avec sa compagne Monique Gagné, la lecture de quelques passages de Revoir l’éphémère.

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Claude Drouin et Monique Gagné lisant des extraits de Revoir l’éphémère

Avec un rythme parfait, laissant le temps de profiter de chaque phrase tout en enchaînant avant que l’on ne puisse s’ennuyer, le couple nous a entraînés en de nombreux lieux québécois. Pour chaque parc, ville ou autoroute, quelques phrases, un instantané de voyage tout en finesse et parfois en humour. Pour créer ces instantanés, Claude Drouin utilise un dictaphone lors de ses déplacements. Je vous cite quelques lignes attrapées au hasard, tout en regrettant de ne pas avoir accès à Revoir l’éphémère pour y traquer les meilleures.

Le fleuve, une belle truite grise sur la table d’un géant.

Quand l’oubli dépasse les bornes, c’est parce que ce sont les dernières.

Les arbres nus ouvrent les fenêtres du parc.

Claude Drouin, Revoir l’éphémère

Après une courte pause, M. Drouin nous a rapidement présenté son court roman Calypso, qui met en scène Louis Morin et François Breton, personnages Drouinlivresrécurrents de ses œuvres. Ensuite, il nous a lu deux extraits de l’œuvre, soulignant comment préface et postface en font partie intégrante. En effet, la préface met en place ce que j’appelle le « prétexte du manuscrit trouvé ou reçu », par lequel l’auteur prétend qu’il n’est que l’éditeur ou le correcteur d’un texte anonyme trouvé sur un banc de parc ou au fond d’une sombre caverne ou encore écrit par un des personnages. Ici, c’est le personnage de François Breton qui est présenté comme l’auteur du texte, ayant supposément conservé le manuscrit pendant dix-sept ans avant de demander à Claude Drouin de le publier.

J’ai apprécié les deux extraits de Calypso que j’ai eu la chance d’entendre, mais, si bien écrits soient-ils, je leur ai grandement préféré les instantanés de voyage contenus dans Revoir l’éphémère.

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La librairie Monet, où l’événement a eu lieu

Après sa lecture, Claude Drouin a répondu aux question des auditeurs et auditrices, lesquels se sont montrés très curieux de son expérience d’auto-édition. L’écrivain a expliqué comment il a tenté sa chance auprès des éditeurs traditionnels, recevant souvent des encouragements mais jamais la proposition de publier. C’est en prenant sa retraite de l’enseignement qu’il a décidé de publier à compte d’auteur. L’auto-édition permet une grande liberté. Je songe, par exemple, au choix de l’illustration de couverture. L’écrivain pour la jeunesse Louis Émond, par exemple, était plutôt déçu de s’être fait imposer une illustration en tons pastels pour l’édition originale de son recueil intitulé Trois séjours en sombres territoires. Quand à l’écrivaine de fantasy Anne Robillard, elle raconte sur son site Internet : « Dans le cas des Chevaliers [d’Émeraude], je n’ai pas eu un mot à dire sur la couverture du premier tome. J’ai demandé de petits changements sur celle du tome deux où le cheval ressemblait un peu trop à un cheval à bascule et où on avait placé un heaume sur la tête de son cavalier, alors que les Chevaliers n’en portent pas. Quant à la couverture du tome trois, l’éditeur m’a demandé ce que je voulais y voir. J’ai demandé une grotte pleine de stalagmites et de stalactites, mais j’ai obtenu un résultat pour le moins abstrait… Il m’a imposé la couverture du tome quatre qu’il trouvait très belle. Comme elle représentait plutôt bien ma princesse rebelle, je n’ai rien dit. Nous avons mis un temps fou à trouver un lézard acceptable pour la couverture du tome cinq. Sur celle du tome six, j’ai obtenu les éléments que je désirais y voir, mais son style naïf m’a déçue. Au septième tome, j’ai demandé des drakkars en feu et j’ai obtenu un château en ruines (!). Au huitième, on a commencé à se comprendre un peu plus, mais ce n’est vraiment qu’à partir du tome neuf que j’ai enfin pu choisir ce qui convenait vraiment à mon histoire. Au bout du compte, tout dépend de l’éditeur. »

LibrairieMonet2L’auto-édition offre une grande liberté, mais elle représente aussi de nombreux écueils. En effet, plusieurs auteurs ont de la difficulté à prendre le recul nécessaire pour travailler leurs textes sans les conseils d’un éditeur et obtiennent un produit un peu brouillon, ou choisissent un imprimeur ne leur convenant pas et obtiennent des livres dont les pages tombent comme des feuilles d’automne. D’autres commandent plus d’exemplaires qu’ils ne peuvent en vendre ou on de la difficulté à choisir une illustration de couverture. Claude Drouin a su éviter tous ces écueils pour obtenir de beaux livres tirés à 100 exemplaires chacun chez l’imprimeur Le Caïus du livre, dont il vante volontiers les services. La compagne de M. Drouin, Monique Gagné, faisant de la photographie, ses œuvres ornent les couvertures de Revoir l’éphémère et de Calypso.

Bien qu’il se dise très satisfait de son expérience d’auto-édition, Claude Drouin n’a pas renoncé à l’édition traditionnelle, qui permet une grande diffusion et une plus grande reconnaissance dans le milieu littéraire. Les prochains projets du talentueux poète incluent la publication d’un nouveau carnet de voyage, cette fois dédié aux rencontres, ainsi qu’un projet de livre commun avec Monique Gagné. La sortie du livre, présentant à la fois des des textes de Drouin et des photographies de Gagné, devrait être précédée, au printemps prochain, par une exposition des photographies de Gagné.

D’ici là, je vous encourage à consulter régulièrement mon calendrier littéraire pour vous tenir au courant des événements gratuits à Montréal.

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Concours de la rentrée

EmerancePrixJ’ai décidé de célébrer la rentrée littéraire 2014 avec un concours. Pour participez, vous n’avez qu’à écrire un commentaire sur n’importe quel article du site. À gagner :

Vous avez du 12 au 30 septembre 2014 pour participer. Le gagnant ou la gagnante sera déterminé(e) par tirage au sort.

Notes : Le gagnant ou la gagnante sera contacté(e) par courriel. Pour réclamer le prix, vous devez avoir une adresse ou une boîte postale à Montréal ou être prêt(e) à venir chercher le prix à Montréal. Je me réserve le droit de supprimer vos commentaires du site et de ne pas les compter comme une participation au concours si je les considère comme inappropriés (publicité, incitation à la haine, etc.)

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Réflexions triangulaires no. 10

Il y a maintenant plus d’un mois que j’ai décidé de taper à l’ordinateur le texte intégral du roman Le triangle d’or de Maurice Leblanc. J’ai écrit plusieurs articles au sujet de mon expérience :

Je préfère vous avertir que je suis rendue assez loin dans le roman et que mes prochaines réflexions triangulaires contiendront des révélations sur l’intrigue (spoilers). En effet, je suis en train de transcrire la scène où Patrice et Coralie, ayant perdu l’espoir de survivre, attendent leur fin, respirant des vapeurs toxiques qui les font délirer. C’est très bien écrit et je sens que j’avance plus vite. Pire est la situation, plus j’ai hâte de lire la suite, car je sais qu’Arsène Lupin ne surviendra que lorsque Patrice et Coralie seront au plus bas. Le triangle d’or est un des rares romans mettant en scène Arsène Lupin où le célèbre gentleman-cambrioleur n’apparaît que tard dans l’histoire.

10 septembre 2014 : J’en suis à 52 559 mots recopiés. Arsène Lupin vient de se présenter à Patrice Belval alors que Coralie se remet du manque d’oxygène.

Patrice était stupéfait. Il avait complètement oublié la proposition de Ya-Bon et l’autorisation distraite qu’il avait donnée au Sénégalais de faire appel au fameux aventurier. Et voilà qu’Arsène Lupin était là devant lui, et voilà qu’Arsène Lupin, d’un seul effort de sa volonté, par un miracle incroyable, l’avait retiré, ainsi que Coralie, du fond même de leur cercueil hermétiquement clos.
Le Triangle d’or, Maurice Leblanc

Un peu plus tard, Arsène Lupin déclare : « Mais, mon capitaine, chaque page est une accusation contre lui. Il n’y a pas un incident auquel il n’ait été mêlé, pas un forfait qu’il n’ait préparé ! » Les pages auxquelles il fait référence sont celles du journal tenu par le capitaine Belval, mais pour moi elles représentent les pages du roman lui-même, la réplique de Lupin exprimant ce que j’ai envie de hurler aux personnages principaux depuis un bon Lingotsdormoment déjà. Je me sens soulagée par procuration.

C’est tout pour aujourd’hui, mais la chasse aux trésors ne fait que commencer et le « triangle d’or » demeure un mystère…

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Ruth Stewart, libraire

BoucdevantureSituée au 2884 rue Masson à Montréal, la Librairie du Vieux Bouc (jeu de mots sur le mot anglais « book » signifiant « livre ») achète et vend depuis 2009 des livres usagés. À l’intérieur, Ruth Stewart, la propriétaire, accueille les clients avec un grand sourire. Je l’ai rencontrée mardi le 9 septembre.

Ruth Stewart est tombée dans la lecture quand elle était petite. Elle raconte que sa mère lisait pendant sa grossesse. Dès l’enfance, la jeune Ruth a commencé à lire des bandes dessinées. Par la suite, elle n’a jamais cessé de lire. « Au secondaire, le vendredi, je partais avec quatre livres de bibliothèque, puis le lundi matin ils étaient lus, » se souvient-elle, ajoutant que ses parents devaient l’obliger à interrompre sa lecture pour manger et dormir.

BoucRuthStewart

Ruth Stewart

Enfant, elle voulait écrire ou être vétérinaire, mais elle a laissé tombé la seconde idée quand elle a réalisé que la pratique de l’euthanasie est une partie importante de cette profession. Elle a obtenu un DEC en cinéma puis s’est inscrite au baccalauréat en production avant de bifurquer vers l’art dramatique dans l’idée de devenir metteure en scène. Après la complétion de son baccalauréat, elle n’a travaillé qu’un an dans le domaine du théâtre. En effet, elle ne se reconnaissait pas dans ce milieu où souvent, selon elle, le paraître prend souvent plus d’importance que le fond. Elle a laissé tombé la mise en scène, gagnant sa vie en travaillant au casino, avant d’ouvrir en 2009 sa propre librairie. Elle n’a pas pour autant abandonné son rêve d’écrire, composant souvent pour elle-même des poèmes et des nouvelles. Elle aime les formes courtes et le fignolage qu’elles impliquent.

BoucmuraleAyant travaillé comme gérante de librairie pendant ses études, Ruth Stewart est bien placée pour expliquer comment le métier a changé avec les années. Depuis 2009, elle utilise une base de données informatisée qui facilite la gestion de l’inventaire de la librairie. Elle se sert aussi d’Internet pour aider des clients à chercher des livres dont ils ne se souviennent plus de l’auteur ou du titre. La libraire remarque qu’avec l’arrivée du livre électronique, certains ouvrages, comme les beaux livres sur l’art ou sur les châteaux, se vendent moins bien. « Les gens recherchent des choses qu’ils ne trouvent pas sur Internet, » explique-t-elle.

Présentement, la bande dessinée québécoise et la littérature jeunesse se vendent très bien. Comme souvent l’été, Ruth Stewart constate des vagues d’intérêt pour les polars. Ainsi, ces sections de la librairie roulent beaucoup. Mme Stewart explique qu’elle essaie aussi de garnir sa section de poésie québécoise, accordant une grande importance à la diffusion des œuvres d’auteurs moins connus.

BoucdufondBien sûr, si les désir de la clientèle et les interactions avec celle-ci sont en perpétuel changement, certaines choses ne changeront jamais. Mettre des prix et placer les livres, puis mettre des prix et placer les livres, puis mettre des prix et placer les livres est un cycle infini que Ruth Stewart compare au mythe de Sisyphe. Elle affirme qu’il faut être passionné de son travail pour être propriétaire d’une librairie, d’autant plus que ce n’est pas très lucratif. Elle admet que la comptabilité reste toutefois une corvée pour elle.

Bien entendu, dès qu’elle le peut (en dînant ou en prenant le métro, par exemple), la libraire plonge dans un livre. Son nouveau dada : les livres de cuisine. Elle en garde un comme livre de chevet et s’en sert pour apprendre de nouvelles recettes. Côté fiction, elle conserve un excellent souvenir de Train de nuit pour Lisbonne, un roman très lent et introspectif de Pascal Mercier. Elle apprécie aussi beaucoup la plume de Laurent Gaudé, dont elle vante le pouvoir d’évocation, et de Christian Bobin, dont elle décrit les œuvres non pas comme de la fiction, mais comme de la « lumière ». Son projet de retraite : lire la pile de quatre-vingt volumes qui s’est accumulée dans son appartement, incluant l’intégralité de l’œuvre de Yourcenar. Elle a envie de lire tout en bloc, pour y plonger tout entière.

 

La librairie du Vieux Bouc est ouverte tous les jours et achète des livres usagés pendant la première semaine de chaque mois. Si vous vivez à Montréal, je vous encourage à aller y rencontrer la sympathique Ruth Stewart. En attendant, si ce n’est déjà fait, je vous invite à découvrir un autre libraire, le chaleureux Sébastien Charron, qui m’a accordé une entrevue plus tôt cette semaine.

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